« On est volontiers persuadés d’avoir lu beaucoup de choses à propos de l’holocauste, on est convaincu d’en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l’accumulation on a envie de crier grâce.
C’est que l’on n’a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l’état du malheur.
Peu l’ont prouvé aussi bien que Levi, qui a l’air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n’est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n’est que futilité »
Angelo Rinaldi
L’histoire :
Dans Si c’est un homme, Primo Levi raconte son expérience vécue des camps d’extermination Juifs.
Alors qu’il débutait des activités de résistant en 1943, âgé de 24 ans, il se fait arrêté et est envoyé à Auschwitz en 1944. Il y décrit les difficultés de la vie quotidienne, les sévices subit, les astuces employées pour survivre. L’instinct de survie, l’humiliation et la mort sont désormais des choses quotidiennes.
Dès son arrivée dans le camp, il expose minutieusement la déshumanisation dont lui et les prisonniers sont victimes : le fait qu’on leur retire leur nom, ils ne sont désormais plus qu’un chiffre tatoué sur leur bras, il continue par décrire la structure du camp, la manière dont il est organisé.
L’auteur a su décrire et montrer l’horreur, la brutalité, la cruauté de se monde ou le « pourquoi » n’a pas de place.
Ce livre je l’ai adoré, détesté, aimé. En le lisant on ne peut que se mettre à la place de l’auteur mais avec ce recul de ne pas savoir ce que c’est réellement, le fait de ne pas le voir de nos propre yeux, on ne peut qu’imaginer …
On est horrifié, choqué, écoeuré, on a peur et surtout on se rappelle de cette chose qui revient souvent dans son récit : le froid. Il a froid, ils ont froid et on a froid en lisant ces mots …
Si il y’a bien un livre où je dois remercier l’école de me l’avoir fait connaître c’est bien celui là ! Non pas par ce que je me suis toujours intéressée à la seconde guerre mondiale mais de voir de telles atrocités, de les lire, et surtout de les comprendre on se dit que ce n’est pas possible qu’elles aient existé, et pourtant si ! Ces choses là ont bien existé, pire encore, quand on se dit que par la faute d’un homme et de ces idées des milliers de gens ont péri dans d’atroces souffrances …
L’homme se détruira lui-même … Il n’a pas besoin que la nature l’aide …
MissMDR